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Historique de l'ASSO

Il y a bien longtemps, la spécialité n’était pas encore née. L’appareil mobile était la règle et l’opposabilité aussi. C’était quand même quelques années après la deuxième guerre mondiale…

De petits groupes de chirurgiens-dentistes français traversaient l’Atlantique pour apprendre les techniques multibagues. Très vite, des orthodontistes d’outreatlantique arrivaient chez nous pour les exporter.

Armés des nouvelles techniques, les praticiens ne pouvaient plus supporter le carcan de l’opposabilité : à Paris comme ailleurs la plupart se déconventionnaient ou bravaient l’opposabilité.

L’AOF, « Association des Orthodontistes Français » (rien à voir avec l’actuelle association du même nom) se déclarait prête à défendre les praticiens de l'orthodontie qui ne se soumettraient pas à l’opposabilité. Ce syndicat se targuant d'une annulation obtenue du Conseil d’Etat prétendait à la représentativité qui ne lui fut jamais accordée.

Certains membres de l’AOF comprenant que la représentativité était trop importante pour justifier de l’attendre ont crée l’ASSOM (comme ASSO mais avec M comme Midi de la France) et ont adhéré à un petit syndicat représentatif de chirurgiens-dentistes issu de la Résistance - la FOFTA- acquérant ainsi sans vendre leur âme, la représentativité.

L’ASSOM est devenu l’ASSO et n’a cessé de défendre la non opposabilité avec des arguties juridiques efficaces.

Entre temps était née la Spécialité. Le Territoire National était alors divisé en deux:

  • les régions soumises à l’opposabilité (l’ouest, la Bretagne et le Nord)
  • et inversement, le Sud, Paris, toute la vallée du Rhône qui ne pratiquaient pas l'opposabilité et confiaient à l’ASSO le soin d’assurer leur défense.

Ainsi, devant les diverses juridictions sociales et civiles l’ASSO a défendu les orthodontistes qui étaient épinglés au hasard, par certaines des caisses qui ne supportaient pas cette liberté.

Nous avons alors beaucoup voyagé. Chaque fois nous avons gagné.

Lorsque Mr Bérégovoy et Mme Georgina Dufoy ont reconnu successivement l’un et l’autre, la non opposabilité des actes d’ODF, nous avons pu souffler. Qu’importe si d’autres s’en attribuaient le mérite !

Même si certains se laissent ensorceler par le chant des sirènes, l’ASSO n’est pas près d’abandonner cette liberté si durement gagnée ! Ni à une mutuelle ni aux une compagnies d’assurance pour d’illusoires avantages.

La FOFTA notre syndicat de rattachement est devenue la FSDL.

Nous lui restons fidèle tant qu’elle représente nos idées.

 


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